Image d’en-tête : Composition de plusieurs photos prises au « Festival Western de Saint-Tite » en 2017, lors de « terrassements de bouvillons » – Droit Animalier Québec.
Diffusé par l’équipe de BESA
Le 23 Octobre 2025
À l’automne 2025, BESA a rendu publiques des images exclusives d’un rodéo tenu à peine quelques semaines après l’adoption du nouveau Code de pratiques des rodéos du Québec, publié par le ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec (MAPAQ).
Ce que révèlent ces images est sans équivoque : des animaux stressés, affolés et manipulés pour provoquer des réactions de défense au nom d’un divertissement. Elles mettent également en évidence plusieurs écarts manifestes par rapport au code récemment adopté.
Aujourd’hui encore, tous les animaux du Québec ne sont pas suffisamment protégés par la loi. Actuellement, leurs droits ne dépendent pas de leur sensibilité ou de leur intelligence, mais de l’industrie qui les exploite.
Signez la pétition pour faire reconnaître leurs droits !
Les vidéos mettent en lumière une réalité troublante : des chevaux apeurés et agités dans leurs enclos avant d’être forcés dans l’arène. Des taureaux stressés bavant et cherchant désespérément à s’échapper pendant que des humains les tourmentent. Chaque année, des animaux se blessent dans ce type d’événement et certains y ont même laissé leur vie. C’est pour cette raison que des vétérinaires et des défenseurs du bien-être animal y dénoncent une source de souffrances et de risques importants, sans aucune justification.
Mais au-delà des aspects de cruauté animale communs à tous les rodéos, nos images documentent des violations directes du Code de pratiques des rodéos du Québec lui-même.
Le code est présenté comme un outil de protection animale. Or, il a été élaboré en collaboration avec des entreprises qui organisent ou tiennent des rodéos, ce qui soulève un important conflit d’intérêts. Les violations observées, à peine quelques semaines après sa publication, illustrent ses limites : il sert davantage à légitimer la pratique qu’à protéger les animaux et repose en partie sur l’autorégulation de l’industrie.
Confinement prolongé en attente de l’épreuve
Le Code de pratiques des rodéos du Québec stipule clairement : « Placer les chevaux dans la chute de départ 10 à 15 minutes avant le début de l’épreuve ». Les images capturées montrent des chevaux gardés dans ces chutes de départ pendant plus de 40 minutes, soit trois fois plus que la durée recommandée. Cet emprisonnement prolongé augmente le stress et l’agitation.
Comportements anormaux ignorés
Le Code de pratiques des rodéos du Québec définit comme anormaux les comportements suivants chez les chevaux : « Un cheval agité ou excité de façon excessive ou qui apparaît être en danger de se blesser; un cheval combatif, qui essaie de sauter en dehors de la chute. » Les images montrent précisément ces comportements chez certains animaux. Ces derniers ont pourtant été forcés dans l’arène malgré ces signes de détresse.
Une souffrance inhérente à la pratique
Au-delà des violations du code, les rodéos reposent sur des techniques qui provoquent intentionnellement du stress, de la peur et de l’inconfort : transport, confinement, manipulation forcée, environnement bruyant et chaotique. Cette souffrance n’a aucune justification fonctionnelle. Elle est inutile, puisqu’elle sert uniquement à produire un spectacle. Plusieurs juridictions ont choisi d’interdire ou de limiter fortement les rodéos pour ces raisons, dont le Royaume-Uni et les Pays-bas, ainsi que plusieurs villes aux États-Unis et ailleurs au Canada.
À travers le monde, des villes ou des pays entiers ont déjà bannis les pires pratiques du rodéo.
Le rodéo est déjà banni en Angleterre et aux Pays bas, mais la ville de de Vancouver au Canada a déjà passé un amendement pour en bannir les pires pratiques.
Pendant des générations, les rodéos ont été dépeints comme une tradition inoffensive, une célébration du patrimoine rural. Or, les images que nous avons enregistrées témoignent d’une toute autre réalité : le rodéo repose sur l’exploitation d’animaux stressés et effrayés pour divertir des humains, et il a été popularisé au Québec pour des raisons essentiellement marketing.
Mais ce qui rend cette enquête d’autant plus préoccupante, c’est qu’elle a documenté des violations du Code de pratiques des rodéos du Québec, à peine quelques semaines après sa publication.
Si l’industrie ne respecte pas ses propres règles et si le MAPAQ n’intervient pas pour les faire appliquer, la question demeure : qui protège réellement ces animaux?
Il est temps que notre société évolue et s’éloigne de ces pratiques d’un autre âge, reflets d’une époque où les animaux étaient considérés comme de simples objets dont on disposait à sa guise et où leurs gardiens détenaient tous les droits sur eux. Le Québec a déjà reconnu dans ses lois que les animaux sont des êtres sensibles.
Si nous rejetons les combats de chiens ou la corrida pour des raisons éthiques, il est légitime de s’interroger sur la place du rodéo dans une société qui affirme vouloir respecter le bien-être animal.
Que ce soit en réduisant votre consommation de produits animaux, ou bien en utilisant votre passion et vos talents pour défendre leurs droits, il y a plein de manières d’aider les animaux du Québec.
Découvrez les meilleurs moyens d’agir simplement, et à votre rythme, pour les animaux !

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